Les huiles de colza et de noix sources d’acide alpha-linolénique chez la femme allaitante

L’acide alpha-linolénique (ALA) est le précurseur des acides gras oméga-3. Parce qu’il n’est pas synthétisable par l’organisme, l’ALA doit être apporté dans notre alimentation via la consommation d’huiles végétales telles que les huiles de colza et de noix.

D’après les données nationales sur la consommation alimentaire issues de l’étude INCA 2[1], le niveau d’apport en ALA des femmes allaitantes françaises est deux fois inférieur aux recommandations nutritionnelles[2]. L’actualisation récente des repères alimentaires du Programme National Nutrition Santé (juin 2019) préconise d’ailleurs d’augmenter considérablement chez la femme allaitante la consommation quotidienne d’huiles végétales riches en ALA.

Chez la femme allaitante, le lait maternel est un biomarqueur reconnu de la consommation en acides gras essentiels de la mère, parmi lesquels les acides gras oméga-3.

Dans ce contexte, l’ITERG mène depuis 1997, en collaboration avec plusieurs partenaires[3], différentes études cliniques visant à suivre chez la femme allaitante française l’évolution du statut en acides gras oméga-3 du lait maternel, en tant que reflet de leur niveau d’apport dans l’alimentation de la mère.

Ces études ont ainsi permis d’apprécier sur la période 1997-2014 l’évolution de la consommation en acides gras oméga-3 chez les femmes allaitantes. Une modification positive de leurs habitudes alimentaires a ainsi été mise en évidence, sans pour autant atteindre les recommandations nutritionnelles quant au contenu en acides gras oméga-3 du lait maternel, vis-à-vis des besoins du nouveau-né.

Aussi, afin de garantir la couverture des besoins quotidiens en ALA chez la femme allaitante, deux à trois cuillères à soupe d’huile de colza ou de noix par jour suffisent !

 

[1] Etude individuelle nationale des consommations alimentaires.

[2] TRESSOU J, BUAUD B, SIMON N, PASTEAU S, GUESNET P. Very low inadequate dietary intakes of essential n-3 polyunsaturated fatty acids (PUFA) in pregnant and lactating French women: the INCA2 survey. PLEFA. 2019, 140:3-10. doi: 10.1016/j.plefa.2018.11.007.

[3] Centre d’Investigation Clinique pédiatrique du CHU de Bordeaux et plusieurs lactariums du territoire métropolitain.

 

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