Désacidification de l’huile de noix par extraction liquide–liquide à l’éthanol dans un procédé à courants croisés à un ou plusieurs étages

Lipides, extraction, ethanol, noix

L’ extraction liquide-liquide de l’huile végétale par de l’éthanol permet d’éliminer prioritairement les composants ayant le plus d’affinité avec l’éthanol tels que les acides gras libres responsables de l’acidité de l’huile, mais aussi certains contaminants tels que les phtalates.

Ce travail vise à analyser l’influence de différents paramètres opératoires du procédé de désacidification à l’éthanol : la teneur initiale en acides gras libres de l’huile (3,1 ; 5,8 ; 7,6 et 11,7 % eq. AO), la teneur en éthanol-eau du solvant (70,0/30,0 ; 80,0/20,0 ; 87,8/12,2 et 95,6/4,4 g/g) et le ratio huile/solvant (0,50, 0,75 et 1,00 g/g).

L’évaluation économique basée sur les coûts de distillation du solvant et des pertes en huile neutre, montrent que l’utilisation d’un solvant contenant 82–89 % d’éthanol permettrait d’obtenir un bon compromis entre efficacité d’extraction des acides gras libres et pertes en huile neutre.

Un procédé d’extraction en courant croisé de 3 étages utilisant de l’éthanol à 88,6 % (ratio solvant/huile total : 8,0 g/g) a permis de réduire l’acidité de l’huile de noix de 5,8 % eq. AO (dans l’huile brute) à 0,3–0,4 % eq. AO avec une perte d’huile neutre totale de 4,0 %. D’un point de vue de l’extraction des phtalates, nos résultats montrent que plus le solvant éthanolique est pauvre en eau, mieux il extrait le butyl benzyl phtalate (BBP). De plus, l’extraction à l’éthanol a permis de réduire la teneur en BBP en dessous du seuil réglementaire actuel.

https://doi.org/10.1051/ocl/2020029

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